L’optimisation fiscale consiste à utiliser les dispositifs prévus par la loi pour réduire légalement sa charge d’impôt. Elle ne se confond ni avec la fraude ni avec l’évasion fiscale. Investir dans l’immobilier locatif (Pinel, déficit foncier), alimenter un plan d’épargne retraite (PER), employer un salarié à domicile ou réaliser des dons à des associations ouvrant droit à réduction : ces leviers diminuent l’impôt sans enfreindre aucune règle.
Les principaux leviers d’optimisation
Le plan d’épargne retraite (PER) permet de déduire les versements du revenu imposable, dans la limite d’un plafond calculé en fonction des revenus professionnels. Pour un contribuable imposé à la tranche marginale de 30 %, verser 5 000 € sur un PER réduit l’impôt de 1 500 €. L’emploi d’un salarié à domicile ouvre droit à un crédit d’impôt de 50 % des dépenses, plafonné à 12 000 € par an (majoré de 1 500 € par enfant à charge). Les dons à des organismes d’intérêt général donnent droit à une réduction de 66 % du montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Le plafonnement global des niches fiscales limite à 10 000 € par an le total des avantages fiscaux liés aux investissements et services à la personne (hors dons et Sofica). Ce plafond monte à 18 000 € pour les investissements outre-mer et le cinéma (Sofica). Pour les contribuables qui atteignent ce plafond, l’épargne retraite (PER) constitue une voie complémentaire car les versements déductibles ne sont pas comptés dans le plafonnement des niches. Chaque situation mérite une analyse personnalisée pour combiner les dispositifs de manière optimale.